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Livre “L’ARBRE A MUSIQUE” : Fabrizio Terenzio parle de son pays adoptif, le Sénégal

L’activiste des droits de l’enfant a passé une bonne partie de sa carrière à Inda tiers monde. De retour au Sénégal, Fabrizio Terenzio vient de publier un livre intitulé “L’ARBRE A MUSIQUE” (Editions Amalion, 110 pages), dans lequel on découvre une autre facette du poéte, celle d’un “charmeur” de serpents.

Né à Paris, d’origine italienne, ayant étudié à Génève, avant de débarquer au Sénégal au début des années 1980, Fabrizio Terenzio est un personnage multiple, mais quand on lui demande laquelle de ces identités l’emporte, il exhibe fièrement sa carte d’identité sénégalaise. Un geste qui montre son attachement à son pays adoptif, son “village”. En écrivant ce livre, il a donc voulu “restituer” à ces Sénégalais tout un ensemble d’affection, de tolérance, de choses qui lui ont offertes : les discussions tardives autour d’un thé, les émotions, en un mot la ‘Téranga”. “Ce livre est la découverte du Sénégal et des Sénégalais avec qui j’ai vécu depuis mon arrivée en 1980”, dit-il. Dans la forme, “L’ARBRE A MUSIQUE” est un roman composé de pastiches-les différentes ^parties pouvant se lire séparément-de rencontres de tous les types dans un petit village de pêcheurs translucides sous le soleil au coeur d’une grande ville, un chef-lieu enclavé, des bolongs lagunaires, un village devenu périphérie d’une capitale. Les voyages et la trompette du narrateur conduisent le lecteur à de multiples rencontres réelles ou imaginaires : des fleurs, des fées, des serpents etc…

Comme devant un tableau impressionniste, les images et couleurs se mêlent et se succédent, dans un étrange mélange de visions nocturnes et rêves diurnes : le vieux pêcheur amoureux, l’autre agonissant, la reine et son chevalier preux, le président et plein d’autres personnages éphémères. Dans un style poétique, Fabrizio Terenzio plonge son lecteur dans certains univers dont lui seul, a le secret. A l’image de Kwotu, “un lieu mal famé est creint par des imbéciles épouvantés par le fantasme d’un féroce concubinage entre brigands et esprits du mal” et son crépuscule. “Jamais hors Kwotu, tu ne pourras assiter, muet et immobile à une fête si grande comme à cet instant*là, où tu trouveras le droit et l’envie de t’envoler, de chanter la vie et de marquer le crépuscule à la frontière entre le jour et la nuit”.

C’est aussi des histoires d’amour tragiques et déchirantes. Comme ce vieux pêcheur qui “revenait bredouille de sa montée quotidienne aux règnes de Chica’0, laissant ce dandiner au rythme de ses pas, son panier bleu et vide” à la recherche de sa bien aimée . En définitive ce livre qu’il a commencé à écrire à l’âge de 27 ans, nous révèle des facettes méconnues de l’auteur. Avant l’activiste des droits de l’anfant, il y’a eu le charmeur de serpents ! Finalement, Fabrizio Terenzio est un personnage pas loin de ses créations. De celles-ci, on apprend énormément sur lui.

Avec Le Soleil

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