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Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU félicite le Sénégal pour ses progrès mais…

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté, ce jeudi à Genève, le document final résultant de l’Examen périodique universel (EPU) du Sénégal qui a accepté 229 recommandations sur 257 et pris note sur 28 autres.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a rappelé, d’emblée, que le “document final” issu de l’examen est “constitué du rapport du Groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel et des informations complémentaires fournies par l’État concerné”. Le Sénégal a accepté 229 recommandations sur 257, prenant note des 28 autres.

Le Conseil des droits de l’homme était saisi du rapport sur l’Examen périodique du Sénégal qui s’est déroulé le 5 novembre 2018. Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient le Chili, le Japon et la République démocratique du Congo.

Félicitations de pays tiers
Dans sa présentation du “document final”, Martin Pascal Tine a assuré le Conseil que le Sénégal “avait conscience de l’importance de l’adoption de ce rapport” et que le gouvernement “avait déjà commencé à mettre en œuvre les recommandations qu’il contient”. Au cours des débats, le Sénégal a reçu les félicitations de l’Irak, du Lesotho, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, de la Namibie, du Nigéria, d’Oman, du Pakistan, des Philippines, de la Russie, de la Sierra Leone, du Soudan.

Des ONG comme le Service international pour les droits de l’homme ont relevé “des entraves au droit de manifester dans le centre-ville de Dakar” tandis que l’Alliance mondiale pour la participation des citoyens a déploré la pénalisation des délits de presse.

Engagements à l’aune du PSE
Le directeur des affaires juridiques et consulaires a également “remercié les délégations qui ont participé à ce débat, en particulier celles qui ont félicité le Sénégal pour ses efforts en faveur des droits de l’homme”. Martin Pascal Tine soutient qu’avec la dernière élection présidentielle, “les autorités sénégalaises comptent poursuivre leurs efforts entamés de longue date et inscrits dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) et entendent, entre autres démarches, continuer d’adopter des mesures dans les domaines de l’amélioration des conditions carcérales, de la liberté d’expression, de la réforme de la parité, de la protection des droits de l’enfant et de l’accès aux services de base”.

Présidentielle, orientation sexuelle… au menu
La RADDHO “s’étonne de l’organisation de l’élection présidentielle du 24 février dernier qui s’est faite en violation des règles de base et des principes démocratiques”. Elle a également relevé “la situation de milliers d’enfants contraints de mendier dans les rues des grandes villes du pays”.

Selon le compte-rendu des débats, Amnesty International a de son côté “regretté le rejet par le Sénégal de toutes les recommandations concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre, l’avortement, le viol conjugal et les dispositions discriminatoires du code de la famille”.

Pour sa part, Solidarité Suisse-Guinée “a salué l’adoption de la Constitution de 2016, dont l’un des points essentiels est l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats du Président de la République”.

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